FLUOMAN - Biographie

Artiste-peintre français, Fluoman est décédé l'hiver dernier à Marseille à l'âge de 53 ans.
Il laisse derrière lui plus de 500 oeuvres qui ont la spécificité d'être réalisées à base d'acrylique fluorescente, ainsi chaque peinture réagit à la lumière noire (ultra-violets) qui fait ressortir des contrastes invisibles à l'oeil nu et qui offre une multitude de visions différentes de ses toiles.
Son nom d'artiste vient de cette capacité à illuminer ses toiles de Fluo.
Sa peinture l'a amené à voyager à travers le monde, et particulièrement en Afrique, où il a réalisé de nombreuses toiles.
En 1980 Fluoman s’envole en Jamaïque, et réalise une peinture murale à Tuff Gong, dans la résidence de Bob Marley qu'il avait rencontré personnellement quelques mois avant, lors de concerts à Paris.
Il profita également de ce voyage pour peindre chez Joseph Hill (du groupe Culture) avec qui il avait de très bonnes relations et qui est décédé dernièrement.
En effet, Fluoman a participé à l'effervescence du reggae en France dès les années 70. Il fut un des pionniers de la culture rasta en France. Il fut aussi un des fondateurs du label français « Jah Live » dont il conçu les jaquettes de la plupart des productions vinyles. Ce label organisa également des concerts de reggae à Paris avec des Jamaïcains qui, pour la plupart venaient en France pour la première fois (Culture, The Congos, Ras Michael, Lone Ranger...)
On se rappellera le concert des Congos à Paris pour la sortie de leur disque “Heart of the Congos”, ou encore de la venue de Culture pour la première fois en France, au Bataclan.
Lors de ces concerts il exposait des toiles en décors de scène qu'il éclairait pendant les prestations des artistes. Fluoman a nommé ce principe d'éclairage fluo en live « Sound System Fluo » ou « Fluo System »
Ce terme a donné naissance à un court métrage (« Fluo System ») réalisé en 1981 qui montre les possibilités de mixage de lumière sur ces toiles.

En 1983, Il participe au salon de la jeune peinture CONVERGENCE au Grand Palais à Paris; Il y accroche une peinture de 10m sur 7m.
Il s'installe dans la ville de Chartres au début des années 80 et y reste jusqu'en 2000, Il y réalise plusieurs expositions. Toujours en 1983, il expose au Musée de Chartres avec un artiste Africain (Babatundé O Banjoko).Cette exposition (“afrika, afrika, afrika”) fut marquée par le vernissage musical avec la présence d’un sound system parisien.

Entre 1980 et 1990 il voyage régulièrement en Afrique, et participe à beaucoup d’actions. Ainsi il réalise l’affiche du Fespaco (festival cinématographique du Burkina Faso) en 1987.
Cet amour de l’Afrique le conduit à militer contre l’apartheid en rejoignant le “Comité des Artistes du Monde Contre l’Apartheid” orchestré par l’UNESCO.
Malheureusement, suite à l’assassinat de Thomas Sankara, président du Burkina Faso (1949-1987), avec qui il avait des projets, il revient définitivement en France.

Depuis les années 90 Fluoman était moins présent sur la scène reggae française, mais il a continué à travailler occasionnellement avec des artistes qu'il appréciait jusqu'à la fin de sa vie (son dernier projet aurait été de travailler avec les français Jim Murple Mémorial, groupe de rythme and blues jamaïcain).

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